Responsables: Richard Banégas, Pierre Boilley, Etienne Le Roy
Présentation de l'axe 3
Axe 3~5 : Histoire contemporaine (XIXe-XXe siècles) de la région des Grands lacs : environnements, sociétés, pouvoirs
Axe 3~6 : Migrations et diasporas africaines et non africaines en Afrique
Axe 3~7 : Politiques judiciaires et pratiques de médiation
 
Présentation générale de l'axe 3
Comme les savoirs, les sociétés, les cultures et les environnements, les pouvoirs relèvent, dans nos recherches, d’une approche pluridisciplinaire. Dans ce cas, les disciplines-clefs sont la science politique et l’histoire, mais aussi l’anthropologie et la sociologie. Nous envisageons la période contemporaine au sens le plus large, depuis les crises des sociétés africaines induites entre autres par la traite, à la veille des colonialismes modernes, jusqu’à l’actualité la plus brûlante de ce début de XXIe siècle.

Nous mettons d’abord l’accent sur les dynamiques de transmission et de rupture et sur les quiproquos de la « tradition » et de la « modernité » qui les accompagnent, notamment pour le passage des administrations coloniales aux Etats actuels, un sujet qui est au coeur de débats stimulants et qui bénéficie de l’ouverture des archives des années 50-60 . Ensuite, trois thèmes s’inscrivent dans les grands questionnements politistes sur l’Afrique : les débats sur la démocratie et la citoyenneté pour un continent piégé par nombre de communautarismes anciens ou récents et qui navigue entre la fin du racisme institutionnel en Afrique du sud et le génocide rwandais ; le diagnostic de la violence extrême qui marque plusieurs régions depuis une quinzaine d’années ; enfin les interrogations nouvelles sur les rapports « Nord-Sud » et la place de l’Afrique dans les projets de coopération européens et en particulier français. Un des espaces qui a attiré le plus l’attention ces dernières années est celui des Grands lacs, mais souvent dans des perspectives étroitement humanitaires : nous poursuivons notre travail collectif d’éclairage de cette crise, dans son échelle régionale et en l’inscrivant résolument dans une perspective historique de longue durée. La modernité de l’histoire africaine (et elle ne date pas d’hier, en dépit du poids des clichés ethnographiques) repose aussi sur la mobilité de ses populations, la multiplicité des rencontres multiculturelles et la cristallisation de diasporas, avec les défis politiques que ces données impliquent. Enfin la dimension institutionnelle des problèmes ne doit pas être oubliée, non sur un plan normatif, mais dans son inscription sociale et culturelle, en particulier dans le domaine de la justice, ballotté entre une nostalgie d’héritages qui semblent perdus et des placages juridiques extérieurs. L’ensemble de ces projets se nourrit d’expériences de terrains et de relations avec des collègues africains, d’enquêtes en cours et d’interrogations renouvelées, ils sont traités par des équipes bien rodées et qui peuvent se référer à des publications reconnues.
 
 
 
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